Lorsque Sylvie reçoit un email lui annonçant qu'une grosse société renouvelle son parc informatique, et cherche donc à se débarrasser de ses anciens ordinateurs, elle voit là-dedans une aubaine pour son association. Elle répond alors à ce courriel, et quelques semaines plus tard, le transporteur lui demande de régler les frais de port (plusieurs centaines d'euros)...
Les escrocs n'ont pitié de personne, si bien qu'ils n'hésitent pas à cibler également des associations qui, souvent, manquent déjà de moyens.
Les frais de transport sont souvent le prétexte utilisé pour dépouiller les citoyens qui auraient cru à un scénario en réalité trop beau pour être vrai. Car lorsqu'on analyse plus en détails la situation, on se rend compte que l'adresse mail utilisée par la société n'est pas personnalisée (@gmail, hotmail,...), que les logos utilisés ne sont pas parfaits, que l'orthographe laisse à désirer...
Si Sylvie ne s'était pas rendu compte plus tôt de la supercherie, elle aurait payé les frais de port, sans recevoir aucun ordinateur.
Le CRIOC recommande de ne pas donner suite à ce genre de courriels sans avoir fait quelques vérifications préalables. Ainsi, il s'agira de s'assurer de la réalité de l'offre et de la société, en insérant son nom dans un moteur de recherche. En le faisant suivre des mots arnaque ou hoax, l'internaute constatera directement si d'autres personnes ont été victimes du même scénario.
Et puis, en cas d'abus sur la toile, l'internaute peut porter plainte auprès de la police via le site www.ecops.be.